Amaris place l’innovation managériale au cœur des enjeux sociétaux

La première édition de AIMs (Amaris Inspires Management solutions) organisé par Amaris, a rassemblé des binômes surprenants de professionnels d’horizons différents : dirigeant, entrepreneur, philosophe, économiste, chercheur, professeur ou encore étudiants ont confronté leurs visions et mis en perspective le management de demain au travers des enjeux sociétaux.

Apprendre à travailler autrement

Etienne Cadre, DRH d’Amaris et Thierry Nadisic professeur à l’emlyon ont ouvert la discussion sur les deux rôles de l’innovation managériale aujourd’hui. D’abord, c’est d’adapter les entreprises à la troisième révolution industrielle. Ensuite, répondre à la quête d’épanouissement et de justice au travail des collaborateurs.

Une chose est sûre pour Etienne Cadre, grâce à l’expérience d’Amaris et à la chaire portée par les étudiants d’emlyon, « sur l’innovation managériale, les théories ne sont bien souvent qu’esthétiques, et ce qui fonctionne véritablement sont les pratiques observées dans les entreprises pionnières en termes d’innovation managériale. »

Au départ, l’autorité hiérarchique constituait la légitimité d’un manager. Puis, est venue l’ère du management par la compétence, avec un manager omniscient. Nous sommes aujourd’hui dans l’époque du manager par l’expérience : ce dernier doit développer de nouvelles attitudes, basées sur l’intelligence émotionnelle, trouver de nouvelles manières de fonctionner avec ses équipes et de légitimer sa position.

La grande tendance dans la relation avec les salariés est l’empowerment. Donner du pouvoir et des responsabilités aux salariés, c’est leur permettre de s’adapter rapidement et par eux-mêmes aux changements de notre économie. Il faut redonner plus de pouvoir aux échelons terrains de l’organisation, de manière à ce que les décisions soient prises là où les problèmes se posent. Les managers doivent rechercher des personnes engagées et proactives, et non plus obéissantes. Cette tendance est porteuse de changement dans l’organisation de l’entreprise, de sa hiérarchie, de ses processus de travail et de sa structure, auxquels l’innovation managériale apporte des réponses ciblées.

L’autorité a-t-elle une place dans l’entreprise de demain ?

Emmanuelle Duez, fondatrice de The Boson Project et Olivier Lajous, Président de BPI Group, ont été invités à parler de la place de l’autorité dans l’entreprise de demain. Pour Olivier Lajous, l’autorité revêt deux facettes : la vision négative associée à l’autoritarisme, et l’autre, plus positive, liée au charisme naturel d’une personne. L’autorité, terme souvent connoté négativement, ne signifie rien d’autre que leadership, un mot, qui lui, est plébiscité, ajoute Emmanuelle Duez.

Retrouver du sens dans un monde du travail insensé

En septembre 2018 est publié le livre La comédie (in)humaine de Nicolas Bouzou, économiste, et Julia de Funès, philosophe. Ils associent leurs deux visions, économique et philosophique, pour aborder un problème observé dans les entreprises : les employés souffrent, d’une accumulation de procédure, mais surtout d’un « manque de sens ». Pour ces deux intervenants, il faut « laisser les salariés enfin pouvoir travailler » en supprimant tous les process parasites qui détournent leurs énergies et qui sont hérités d’une tradition bureaucratique désuète. En liant leur travail à un but commun à atteindre, voici comment le management pourra traverser la crise du sens qui bouleverse le monde du travail.

Bâtir le nouveau monde de l’économie avec l’ancien

Les secteurs économiques sont touchés par de profondes mutations. Ces changements ne viennent pas uniquement de l’environnement externe à l’entreprise mais aussi de l’interne. Les perspectives de carrière ont changé et les collaborateurs n’envisagent plus de faire leurs parcours au sein d’une seule organisation. Cela crée un défi de taille aussi bien pour le recrutement que pour la fidélisation des talents. Au niveau des structures très pyramidales, notamment celle dirigée par Ronan le Moal, directeur général du crédit mutuel Arkéa, la tendance est de proposer des parcours évolutifs pour que tout un chacun puisse s’épanouir. Dans l’écosystème des startups, comme celle de Guillaume Gibault, fondateur du Slip français, c’est plutôt d’offrir des aventures, des opportunités d’apprentissage et surtout de pouvoir faire des erreurs en apprenant. Pour eux, « un manager doit donner une direction, un sens à cette direction, recruter des talents et les faire grandir. »

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