Un tiers des salariés français a peur d’être remplacé par des robots

• 35 % des salariés français pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années
• L’inquiétude est au plus haut parmi les plus jeunes (49 %)
• Ce sont les salariés des services financiers (54 %) qui craignent le plus d’être remplacés par des robots
• En Europe, ce sont les salariés anglais qui sont les plus inquiets de voir leur travail automatisé (40 %)

D’après l’étude d’ADP (Automatic Data Processing), The Workforce View in Europe 2019, qui a interrogé plus de 10 500 salariés à travers l’Europe, plus de trois salariés français sur dix (35 %) pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années. Toutefois, la plupart des 1 410 français ayant répondu à l’enquête prennent les choses avec philosophie : à peine 6 % d’entre eux pensent que l’automatisation de leur emploi interviendra d’ici deux ans, et 14 % dans les 6 à 10 prochaines années.
Les inquiétudes sont les plus fortes parmi les plus jeunes, avec 50 % des 16 à 34 ans redoutant de voir leur emploi automatisé au cours de la prochaine décennie, et 35 % des 35 et 44 ans qui partagent le même sentiment. Forcément moins concernés en raison de l’avancement dans leur carrière, seulement 21 % des personnes de plus de 55 ans appréhendent une automatisation au cours des dix prochaines années.

Les salariés de certaines branches s’inquiètent plus que d’autres : 51 % des employés des services financiers craignent de voir leur emploi remplacé au cours de la décennie à venir, tout comme 45 % des salariés de l’informatique et des télécommunications ainsi que 45% de ceux évoluant dans les secteurs du marketing et des media. Le contraste par rapport à d’autres secteurs est saisissant, avec 18 % dans l’éducation et 20 % dans la santé qui s’attendent à une automatisation de leurs métiers.

La perspective d’un futur automatisé préoccupe surtout les salariés Britanniques, et ce, d’assez loin par rapport aux autres pays : 40 % pensent que leur poste sera automatisé à l’avenir et 27 % s’attendent à ce que cela se produise dans les cinq prochaines années.

Une des explications possible peut-être l’importance du nombre d’emplois liés aux services financiers et à l’informatique au Royaume-Uni, deux secteurs dont l’essentiel des salariés prévoit une automatisation prochaine (45 % et 39 % respectivement).

« La montée des nouvelles technologies dans les entreprises les oblige à repenser leurs modèles d’organisation existants. La perspective de l’automatisation permet de réduire les tâches chronophages et de proposer des indicateurs toujours plus précis d’aide à la décision. » déclare Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.
« Les salariés sont d’ailleurs conscients des nombreuses innovations qui transforment le monde du travail et de la multiplication aujourd’hui de métiers qui n’existaient pas il y a 10 ans, particulièrement dans le numérique. En dépit de cette prise de conscience et du fait que de nouvelles tâches sont appelées à être automatisées, il faut noter que les niveaux d’optimisme et surtout la confiance des salariés en leurs compétences augmentent partout sur le continent. . »

Graphique – Pourcentage de salariés qui pensent que leur travail sera automatisé / remplacé par un robot dans le futur, par pays

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