Un pacte social autour de l’éthique ?

Les entreprises n’arrivent plus à renouer des relations saines et pérennes avec leurs salariés. L’ultralibéralisme a généré trop de tensions et leur désengagement progressif. Selon Emmanuel Toniutti, tout n’est pas perdu. Réflexions autour de son ouvrage : « L’urgence éthique, une autre vision pour le monde des affaires ».

Encore un ouvrage marketing sur la responsabilité sociale de l’entreprise et son éthique ? Professeur et docteur en théologie et philosophie de l’université de Laval de Québec, Emmanuel Toniutti plonge en plein dans les débats actuels en ouvrant le dialogue sur le monde de l’entreprise avec Alain Mainguy, directeur du Centre de perfectionnement des affaires, dans son livre « L’urgence éthique, une autre vision du monde des affaires ». Il y renoue avec les fondamentaux de l’humanisme et du libéralisme à travers une approche pragmatique basée sur des cas concrets d’entreprise. Selon le professeur, les grands principes du libéralisme ont été pervertis et il est temps que « le comportement des leaders devienne vertueux ». Il développe dans son livre : « L’ultralibéralisme a conduit à la maximisation des profits à court terme au détriment des autres parties prenantes de l’entreprise (employés, clients, fournisseurs,). Or, à l’origine le capitalisme consistait à servir le capital en lui offrant un retour sur investissement de départ » (…) « le libéralisme, c’était laisser l’être humain et le marché aller à leur guise mais en intervenant quand il existait une rupture potentielle d’équilibre social » (…) « Il y a donc aujourd’hui une urgence éthique à développer de nouveaux business model qui retrouvent le sens des origines du capitalisme et du libéralisme. »

Revisiter le libéralisme ?

La crise de l’économie ultralibérale arrive au bout d’un modèle. Est-il encore possible à l’heure actuelle, dans cet état de fait, de réconcilier la performance économique avec la réussite des hommes qui la composent ? « Oui », assure Emmanuel Toniutti, également président d’IECG (International Ethics Consulting Group), qui place l’éthique au point de départ de la démarche stratégique de l’entreprise. Il poursuit : « Nous appartenons aujourd’hui à un monde globalisé dans lequel les jeunes générations possèdent le même profil. Elles sont très attachées à l’argent et les entreprises rencontrent de grandes difficultés pour les fidéliser. Il existe une méthode universelle pour les séduire : posséder une identité et une culture fortes. Tous les collaborateurs ont besoin d’avoir une vision de leur entreprise et de savoir où ils vont. » Si le salarié est motivé, la qualité du travail s’en ressent. Il faudra par conséquent qu’il participe à l’élaboration des valeurs.

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