partage richesses

Vers un meilleur partage des richesses en entreprise ?

Adoptée le 13 juillet dernier, la loi instituant la prime sur les dividendes essuie de nombreuses critiques.

Si, pour les salariés concernés, la prime peut s’apparenter à une hausse de leur pouvoir d’achat, pour les entreprises, c’est un élément supplémentaire venant alourdir le coût du travail.
Lancée au printemps dernier, et votée cet été, la loi sur la prime contre dividendes également appelée la prime de partage des profits ne fait pas l’unanimité. Alors que pour les salariés, cette prime qui leur serait versée pourrait correspondre à une augmentation de leur pouvoir d’achat, pour le Medef, l’impact est tout autre. Ce dispositif coûteux et complexe, « notamment pour les entreprises de main-d’œuvre, pourrait mettre en péril celles qui sont déficitaires » et pourtant « soumises à l’obligation ». Du côté des entreprises, « les premières réactions laissent apparaître une relative opposition au dispositif, les employeurs semblent opposés à l’intervention du législateur sur le sujet de la rémunération des salariés en dehors de la législation sur le Smic », avoue David Jonin, avocat associé chez Gide–Loyrette–Nouel. Ce que confirme Francis Bergeron, DRH du groupe SGS France : « Si c’est la loi qui impose cette prime, on enlève aux entreprises un nouvel outil de négociation. » Avant d’ajouter : « Le traitement social et fiscal de cette prime – non soumise aux charges sociales, mais entrant dans l’assiette fiscale des intéressés – crée une nouvelle catégorie de revenus, alors que la paye est déjà très complexe. »

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