externalisation de la formation

L’externalisation doit-elle être négociée avec les syndicats ?

Un entretien avec Jean Lapeyre, chargé de mission Europe pour Syndex. Propos recueillis lors du colloque organisé le 7 avril dernier par le Club DéciDRH, le Medef Ile-de-France et l’Association Européenne d’Outsourcing.

En cas d’externalisation d’une partie d’une fonction de l’entreprise, faut-il l’accord des partenaires sociaux ?

L’externalisation est toujours vécue comme un traumatisme, ce qui en fait un mot pas très agréable aux oreilles des syndicalistes. Externaliser ne veut pas dire seulement sortir une fonction de l’entreprise mais aussi délocaliser un ou des services, donc des salariés dont l’emploi et le statut vont se trouver menacés ou remis en cause. Le resserrement autour de ce qu’on appelle le cœur de métier a conduit ces dernières décennies à supprimer des services, voire des usines, pour confier les tâches concernées à la sous-traitance. Les TIC permettent encore plus facilement d’externaliser des fonctions mais en éloignant des centres de décision et du contrôle collectif. L’externalisation a même permis le développement d’une zone grise de l’emploi dans des conditions de subordination économique qui pervertit la relation de travail en substituant un rapport de droit commercial au rapport de droit du travail. Au travers de l’externalisation, la fonction RH perd deux de ses éléments fondamentaux : sa proximité et son humanité.

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L’externalisation de la formation a du bon !

Enjeux stratégiques de la performance de l’entreprise, l’ingénierie et les achats de formation peuvent être en partie gérés en externe. Le groupe Demos a organisé une conférence pour valoriser les atouts de l’externalisation. Récapitulatif sur les actions qui peuvent être sous-traitées ou pas.


De nombreux professionnels RH réunis ce matin du 14 octobre 2010 pour aborder les avantages de l’externalisation de la formation. Christian Mauduit, ancien responsable d’achat chez Thales commence : « La formation continue est un marché complexe et atypique. Les segments de marché sont très atomisés avec des expertises multiples. 48 593 acteurs sont recencés, souvent des entreprises unipersonnelles. »


Le métier d’acheteur est devenu par conséquent au fil du temps très complexe car les responsables de formation se confrontent à la diversité et à un nombre faramineux d’organismes de formation.

Les entreprises n’ont pas toujours de gros budgets et doivent par conséquent trouver la bonne formule à moindre coût.

La difficulté majeure des entreprises est de trouver la réponse aux justes besoins. Les entreprises de conseil en ingénierie de la formation ont donc leur argumentaire tout trouvé pour vendre leurs prestations.

Tout d’abord, il s’agit de piloter les appels d’offre : Comment définir les critères de choix ? Comment évaluer les propositions ? Comment exprimer les prix ?


La tâche est ensuite de manager ses fournisseurs. Il va falloir mesurer la performance des fournisseurs et la gestion des risques. De plus en plus d’entreprises introduisent dans les contrats une clause d’obligation des résultats. Le prestataire suit ensuite les fournisseurs et la qualité des prestations. Il est important d’être sur des engagements objectifs et mesurables. Le prestataire doit mettre en place une analyse dotée d’un comparatif qualité/coût. Les entreprises lui demandent également de plus en plus de jouer un rôle de centralisation des facturations des différents fournisseurs et de présenter une facture consolidée.


Facteurs clés du succès selon les experts :


− Mettre en place un processus d’achat en phase avec les objectifs stratégiques de l’entreprise en matière de formation

− Travailler en synergie prescripteur/acheteur/métier

− Anticiper la programmation des besoins d’achat

− Bien connaître le marché de la formation

− Organiser le suivi des prestataires principaux

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