Baromètre Innovation & Open Innovation 2016

Gfi Informatique, acteur majeur de services et solutions numériques, et l’EBG (Electronic Business Group), principal think-tank français sur l’innovation digitale, ont dévoilé ce jeudi 24 novembre, à l’occasion de l’événement « Digital Innovation » de l’EBG, les résultats de l’étude qui dresse un état des lieux de la place de l’innovation au sein des entreprises.

 

Méthodologie : l’étude a été conduite en ligne au mois d’octobre 2016 auprès d’une population de 800 répondants. Les entreprises répondantes étaient de toutes tailles, avec une forte représentation des grands et très grands groupes

(+ 5 000 personnes : 29%).

Afin d’obtenir la vision la plus fiable possible des sujets abordés, les répondants ont été distingués en deux populations : les Porteurs de l’innovation, directement impliqués ou en charge de la stratégie de l’innovation de l’entreprise, et les Consommateurs de l’innovation ayant un rôle consultatif ou étant associés à la stratégie d’innovation.

L’innovation : importante, mais encore immature

 

L’innovation est incontestablement considérée comme importante : une grande majorité des répondants (81%) valorisent cette importance à un niveau de 4 ou 5 sur une échelle de 5 maximum. Il s’agit bien d’une préoccupation centrale et partagée. Cependant, la maturité ne suit pas encore : 67% des sondés jugent celle de leur entreprise à un niveau de 3 ou 4, et seuls 17% lui attribuent la note de 5. Il existe un décalage entre une appétence marquée pour l’innovation et une maturité encore partielle sur le sujet. L’innovation reste neuve, récemment entrée dans les préoccupations et dans l’outillage des entreprises.

 

Perception des freins à l’innovation : le grand écart

 

Concernant les freins perçus à l’innovation, cinq obstacles principaux se détachent : la difficulté à établir le ROI (38%), le court-termisme (37%), les freins culturels internes (35%), le manque de coordination (35%), et la difficulté à établir des priorités et l’incapacité à tuer des projets (34%).

L’avis des Porteurs de l’innovation et celui de ceux qui la « consomment » divergent. Alors que les premiers mettent en avant la difficulté à établir le ROI (40%) et le court-termisme (39%), les seconds parlent d’abord de la difficulté à établir des priorités et l’incapacité à tuer des projets (41%) et le manque de coordination et de coopération interne (38%). Ce second point de vue traduit un manque de visibilité des activités innovation auprès des métiers qui les consomment ou un manque de communication sur ces sujets.

 

Valeur ajoutée de l’innovation : l’utilisateur en ligne de mire

 

Les trois domaines fonctionnels prioritaires mis en exergue par les sondés sont : l’expérience utilisateur et le parcours client (73%), le big et le smart data (55%), et le CRM et l’omnicanal (36%). Le client mobilise toutes les énergies de l’innovation, devant les activités de l’entreprise qui sont pourtant indispensables à leur fonctionnement, comme la logistique (6%), la production (16%) ou le back-office (17%).

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