Les salariés français sont optimistes pour leur avenir professionnel

Paradoxe français : les 3/4 des salariés sont optimistes pour leur avenir professionnel… mais restent les plus pessimistes d’Europe

73% des français se disent optimistes sur leur évolution professionnelle à 5 ans
28% des hommes se disent très optimistes quant à leur évolution sur le marché du travail contre 20% des femmes
Les moins de 34 ans sont les plus optimistes (82%) par rapport à leurs aînés de plus de 45 ans (67%)
9 Français sur 10 considèrent qu’ils ont les compétences nécessaires pour réussir
Et pourtant la France est bonne dernière parmi ses voisins européens !

D’après l’étude d’ADP (Automatic Data Processing) le pionnier mondial des solutions de gestion du capital humain, The Workforce View in Europe 2019, qui a interrogé plus de 10 500 salariés à travers l’Europe, dont 1 410 en France, le marché de l’emploi ne fait pas peur aux travailleurs de l’hexagone. En effet, 73% d’entre eux sont optimistes à l’égard de leur évolution professionnelle au cours des cinq prochaines années et un quart d’entre eux (24%) se dit même très optimiste.

Des disparités dans l’optimisme des salariés français

Les femmes se montrent moins confiantes que leurs collègues masculins concernant leur avenir professionnel ; seulement 20% d’entre elles se déclarent très confiantes, contre 28% des hommes.
Dans les secteurs du BTP (41%) et de l’Informatique (37%), l’étude pointe un optimisme ambiant qui peut s’expliquer notamment par une croissance au beau fixe et des créations d’emploi nombreuses.
A l’inverse, ce sont les salariés travaillant dans la distribution, la restauration et les loisirs (39%) et ceux de l’éducation (38%) qui sont les plus pessimistes.
Enfin, il apparaît que les moins de 34 ans (82%) sont bien plus optimistes que leurs ainés de plus de 45 ans (67% seulement).

 

 

Les Français restent les plus pessimistes d’Europe

Au niveau européen, les niveaux d’optimisme demeurent stables depuis le rapport de l’année dernière, avec toutefois des disparités entre les principaux pays.
Fait notable, c’est la France qui joue la lanterne rouge avec plus d’un quart (27%) de travailleurs avouant leur pessimisme dans les cinq prochaines années au travail. L’hexagone ferme la marche du classement des salariés inquiets, aux côtés de l’Italie, au marché du travail houleux (25%) et du Royaume-Uni en proie à l’incertitude du Brexit (24%).
A l’autre bout de l’échelle, ce sont les collaborateurs néerlandais qui occupent une fois de plus la première place du podium avec 86% d’optimistes, suivis des allemands (85%) et des polonais (80%).

Une grande confiance dans leurs compétences
Et pourtant ce pessimisme, relatif, des salariés français n’est pas fondé sur les évolutions technologiques. En effet, 87% d’entre eux estiment avoir les compétences nécessaires pour réussir dans leur carrière. Les jeunes autant que les seniors, les hommes autant que les femmes ont confiance dans leurs facultés et connaissances professionnelles.
Au niveau européen, cette confiance dans les compétences a augmenté́, avec neuf salariés européens sur dix (89 %) déclarant posséder les compétences nécessaires pour réussir leur carrière, une augmentation de six points de pourcentage par rapport à l’année dernière.

« Malgré les évolutions du marché du travail, les niveaux d’optimisme en Europe demeurent stables depuis le rapport de l’année dernière : ce sont 79% des employés européens qui affirment être « très » ou « plutôt » optimistes en ce qui concerne leurs cinq prochaines années professionnelles. Cet optimisme s’explique d’abord par le haut niveau de confiance qu’ils ont dans leurs compétences : en France, ce sont 9 salariés sur 10 qui estiment avoir le savoir-faire pour réussir, et ce en dépit des discours alarmistes sur la disparition de nombreux métiers.

Et globalement les chiffres, notamment issus du Rapport National sur l’Emploi d’ADP leur donnent raison : la France crée des emplois ! En dépit de certaines disparités géographiques et sectorielles, force est de constater que les entreprises ont du mal à recruter et sont confrontées à de véritables pénuries de talents. Elles doivent tout mettre en œuvre pour les retenir et travailler sur l’engagement de leurs collaborateurs. Il n’est guère étonnant que dans ce contexte les salariés gardent confiance dans leurs compétences qui sont recherchées sur le marché et voient leur avenir de façon de plus en plus positive. » analyse Carlos Fontelas de Carvalho, président d’ADP en France et en Suisse.

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