lien social

Le télétravail chez PepsiCo France

Un entretien avec la directrice des ressources humaines Delphine Dupuis.

Lauréate du prix Great Place To Work 2011, PepsiCo France favorise le bien-être de ses collaborateurs en leur permettant de mieux concilier vie privée et vie professionnelle. Aujourd’hui 20% des collaborateurs exercent leur activité un jour par semaine à domicile sans pour autant impacter l’organisation du travail en interne.

Pourquoi avoir décidé de développer le télétravail ?

Le télétravail s’est développé à la demande de nos salariés du siège lors de nos réunions trimestrielles. Leurs motivations étaient de diminuer leur temps de transport hebdomadaire et de pouvoir mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie privée. Nous avons fortement encouragé le télétravail, qui, pour nous, est un levier de motivation. Nous le formalisons par un avenant au contrat de travail. Depuis le mois de juillet 2010, 20% de nos collaborateurs travaillent à domicile un jour par semaine. La réussite du travail à distance dépend de la qualité de la relation managériale. Il est nécessaire d’établir une relation de confiance entre les collaborateurs et leur supérieur hiérarchique pour laisser de la flexibilité et de l’autonomie dans l’organisation du travail. Les personnes responsabilisées dans la confiance sont générale- ment très investies dans leur mission. Elles sont reconnaissantes qu’on prenne en considération leurs difficultés quotidiennes de gestion du temps ou de fatigue.

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Individualisation de la GRH et montée du stress ?

L’individu placé au cœur des préoccupations RH a occulté le fait que la performance collective prévaut sur la performance individuelle. Aujourd’hui le Master GIRH de l’Université de Clermont-Ferrand 2 repense le lien social et une nouvelle organisation du travail.


Volonté des collaborateurs qui souhaitaient plus de reconnaissance individuelle au sein de l’entreprise ? Méthodes de management basées sur le contrôle de la performance des collaborateurs ? Quoi qu’il en soit l’individualisation en matière de gestion des ressources humaines qui prévaut aujourd’hui en entreprise a quelques liens avec la montée du stress. Les salariés ne sont plus responsables collectivement mais individuellement. À cela s’ajoutent des contraintes d’économie et de performance qui induisent une intensification du travail. Ces dernières années, la variable d’ajustement des entreprises en vue de diminuer les coûts a été l’individu. Plus contraint de sur performer avec souvent moins de moyens, plus contrôlé par tous les nouveaux outils de gestion des hommes, le collaborateur a vu peu à peu son moral chuter. Chacun a dû sauver sa peau et la solidarité a disparu. Les politiques de mise en compétition, notamment basées sur les rémunérations variables, n’ont pas amélioré la situation.

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