La santé et le bien-être au travail des salariés Français

BPI group, la société de conseil RH spécialisée dans l’accompagnement des transformations mène l’enquête auprès des salariés français avec BVA. Pour cette première vague, BPI group s’intéresse à la qualité de vie au travail, à l’équilibre vie perso/pro, aux relations hiérarchiques mais aussi au regard porté par les salariés quant à d’autres formes d’emploi. Cette enquête a été réalisée par l’institut BVA par Internet auprès d’un échantillon de salariés du 6 au 10 février 2019.

 

LES PRINCIPAUX CHIFFRES ET ENSEIGNEMENTS

  • Des salariés français aussi satisfaits de leur équilibre vie perso/pro (68%) que de leurs relations au quotidien avec leurs managers directs (66%) et de leur qualité de vie au travail (66%)
  • Seuls 15% des salariés constatent une implication de leur entreprise pour améliorer la qualité de vie au travail
  • 3 salariés sur 10 déclarent avoir rencontré des difficultés de santé liées à leur travail au cours des 12 derniers mois
  • 38% des salariés français ressentent souvent du stress au travail
  • 70% des salariés se disent satisfaits de leur espace de travail mais la configuration de cet espace introduit de fortes disparités
  • Plus d’1/3 des salariés français estiment que leur charge de travail est trop importante
  • Près d’1 salarié sur 2 a ressenti au cours des derniers mois une fatigue liée à une surcharge de tâches multiples qu’il ne réalisait pas auparavant
  • Le « burn-out » : un phénomène susceptible de toucher 6 salariés sur 10
  • La reconnaissance, les relations avec ses collègues et l’environnement de travail :
    fondements de la qualité de vie au travail pour les salariés
  • 36% des salariés ont déjà envisagé un autre statut que le salariat, un projet plus fortement considéré par les 15-29 ans (49%) que par les 50 ans et plus (21%)

 

 

 

Le travail, c’est la santé ?

Si plus des deux tiers des salariés se montrent satisfaits tant de l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle que de leurs relations avec leur hiérarchie, il convient de tempérer ces résultats par une analyse plus approfondie des autres réponses apportées par ce baromètre. En effet, il est étonnant de lire qu’ils sont majoritairement satisfaits (74%) de la qualité de vie au travail tout en déplorant très majoritairement le manque d’implication de leur entreprise dans cette amélioration.  

Ce taux doit nécessairement alerter les DG et DRH car les différentes missions menées par BPI group montrent très clairement que les actions menées par les entreprises pour le bien-être et la santé de leurs salariés ont un impact important sur leur motivation, leur implication, leur confiance, leur attachement à l’entreprise, et donc sur la performance collective.

De même s’ils sont 68 % à déclarer ne pas avoir de problèmes de santé liés au travail, quand les questions se font plus précises, ils sont 74 % à ressentir du stress, 63 % à craindre un burn out et 52 % à déplorer une fatigue liée à la multiplicité des tâches !

Si la vision globale par les salariés de leur QVT est relativement bonne, cette perception peut s’expliquer par les avancées au cours de la dernière décennie, notamment le droit au télétravail (une des ordonnances Macron), le droit à la déconnexion (entré en vigueur le 01/01/17), la souplesse dans les horaires et l’autonomie dans l’organisation du travail, les aides au financement des modes de garde et de transports…

Il convient aussi de ne pas négliger l’espace et l’environnement de travail puisque les salariés le reconnaissent comme un des premiers fondements de leur qualité de vie au travail (44%) et on peut noter que les efforts déployés par les entreprises ces dernières années sur l’ergonomie et le confort des espaces, qu’il s’agisse de confort visuel, auditif ou d’espaces conviviaux sont récompensés puisque 70 % des salariés en sont satisfaits dont 13% des salariés en contact avec le public.

 

Une stratégie d’amélioration de la QVT pour répondre aux nombreux défis des dirigeants

Les résultats de ce baromètre prouvent que l’aspect psychologique et humain est bien supérieur aux aspects matériels, même si ces derniers restent importants. Les entreprises doivent désormais raisonner plus globalement en termes de QVT et de RSE afin de fidéliser leurs salariés et participer à leur épanouissement personnel et leur développement professionnel, mais aussi pour attirer de nouveaux collaborateurs. Sans oublier les 30 % environ des salariés interrogés qui ne trouvent pas de réponses satisfaisantes à leur qualité de vie au travail.

Si les salariés restent majoritairement attachés au salariat, on note un vrai clivage générationnel puisqu’une forte minorité (40%) des jeunes salariés (<29 ans) envisagent d’autres formes d’emploi pour échapper à l’ennui.

Enfin, la place des syndicats pour défendre aussi bien leurs droits que leur bien-être au travail semble bien mince pour l’ensemble des salariés interrogés. Seulement 16 % estiment que le dialogue social est un des fondements de ce bien-être. Là encore ces chiffres doivent faire réagir les dirigeants car le dialogue social est un levier indispensable à la performance économique et sociale et mérite d’être repositionné comme acteur majeur de la vie des entreprises.

 

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