1 Français sur 3 ne s’apercevrait pas d’une erreur sa fiche de paie

  • 35 % des salariés français ne réaliseraient pas immédiatement une inexactitude sur leur bulletin de paie pour les raisons suivantes :
  • 15 % avouent qu’ils ne vérifient pas toujours leur fiche de paie
  • 12 % prétendent que le calcul de leur salaire et leur bulletin de paie sont trop difficiles à déchiffrer
  • 7 % ne vérifient pas toujours leurs relevés bancaires
  • Par ailleurs, plus d’un Français sur deux n’est pas payé chaque mois en temps et en heure.

Montant des cotisations sociales et retenues diverses, nombre d’heures travaillées, solde des congés, prise en charge des frais de transport… Le bulletin de paie peut se révéler être très compliqué à déchiffrer pour tout salarié qui n’est pas expert du sujet.

Pourtant, depuis le 1er janvier 2018, le bulletin de paie clarifié a été généralisé au sein de toutes les entreprises. Bien que le nombre de lignes ait été divisé par deux, que les libellés et que les postes de charges soient regroupés dans des rubriques précises, un tiers des Français ne s’apercevrait pas d’une erreur sur leur fiche de paie (35 %), selon la dernière étude « Workforce View », menée par le pionnier de la gestion du capital humain ADP, qui a interrogé plus de 32 400 salariés dont 1 916 Français. Ils estiment ne pas être en mesure de remarquer une irrégularité, soit parce qu’ils ne vérifient pas toujours leur fiche de paie (15 %), soit parce que la méthode de calcul de leur salaire et leur bulletin de paie leur semblent compliqués à comprendre (12 %), et/ou parce qu’ils ne vérifient pas forcément leurs relevés bancaires (7 %).

Les jeunes, les 18-24 ans notamment, ayant peut-être eu moins souvent l’occasion d’avoir un bulletin de paie en leur possession, seraient près de 41 % à ne pas s’apercevoir immédiatement d’une erreur, en raison avant tout d’un manque de compréhension (16 %). Alors que chez leurs ainés de plus de 45 ans, ce n’est le cas que de seulement un quart d’entre eux (25 %).

L’étude met en lumière également que les salariés des TPE ne sont que 28 % à déclarer qu’ils ne se rendraient pas compte d’une inexactitude sur leur fiche de paie, alors qu’ils sont un tiers (34 %) dans les PME de 10 à 500 employés et 43 % dans les grandes entreprises. Signe peut-être que les collaborateurs travaillant dans de grandes structures, qui ont l’habitude de confier la gestion de leur paie à un expert du secteur, font plus confiance à leur employeur en ne vérifiant pas leur bulletin chaque fin de mois (18 % contre 14 % des salariés dans les TPE).

La complexité de la paie en France semble aussi se retrouver dans la comparaison avec nos voisins européens. Les 35 % de salariés français qui ne s’apercevraient pas d’une erreur sur leur bulletin de paie sont plus nombreux que la moyenne européenne de 28 %. Ils sont encore moins nombreux en Allemagne (20 %) ou en Italie (19 %).

L’étude montre aussi que les salariés peuvent se retrouver en difficulté avec leur paie lorsque celle-ci est versée en retard. Et cela arrive plus souvent que l’on ne le croit : ce sont 52 % des salariés interrogés qui déclarent ne pas être payés dans les temps, que cela arrive quelques fois (15 %), souvent (7 %) ou tout le temps (2 %).

« La gestion de la paie en France est l’une des plus complexes au monde. Avec plusieurs organismes qui perçoivent les cotisations sociales, qui diffèrent selon la branche professionnelle et selon le statut cadre/non cadre, un système fiscal qui est très spécifique, et une législation qui prévoit un certain nombre d’exceptions en constante évolution, le calcul pour aboutir au salaire net se révèle fastidieux.
Ces évolutions légales nombreuses représentent un frein pour les DRH en temps normal ; et durant l’année 2020, ce ne sont pas moins de 360 textes légaux qui ont été analysés par les experts en droit du travail pour une mise à jour immédiate dans nos systèmes de paie.
Cette complexité représente également un risque pour la conformité de l’entreprise, la réputation de l’employeur sans parler des conséquences sur les salariés eux-mêmes.
Il est, dans ce contexte, raisonnable de se poser la question de l’externalisation de ces tâches chronophages, pour permettre aux équipes RH de se concentrer sur l’essentiel et passer plus de temps en relations humaines qu’en gestion administrative tout en se reposant sur un partenaire qui garantit des paies justes, conformes et sans retard » déclare Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France.

 

Le bulletin de paie expliqué
ADP propose sur son site internet une page spéciale, régulièrement actualisée, qui explique de façon détaillée un bulletin de salaire de façon pédagogique et dynamique.
Visitez-là ici

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