Revue de presse @Les_RH, 1er – 18 février 2016

Temps de travail, salaire, prud’hommes: Comment la réforme risque de bouleverser votre vie

SOCIAL Le projet de loi sur la réforme du travail, préparé par la ministre Myriam El Khomri, contient des propositions explosives.

La durée de travail

La durée légale reste les 35 heures. Autrement dit, à partir de la 36e heure de travail hebdomadaire, le salarié doit être rémunéré en heures supplémentaires. A un taux horaire majoré de 25 % minimum comme le prévoit la loi ? Pas forcément : un accord avec les syndicats de l’entreprise, et non plus avec ceux de la branche, peut prévoir un taux moindre, qui ne pourra toutefois être inférieur à +10 %. Il sera par ailleurs moins simple de cumuler des heures supplémentaires puisque le texte prévoit que le décompte du nombre d’heures réalisées puisse s’effectuer sur trois ans, si un accord collectif est signé. Concernant la durée maximale du temps de travail, elle passe à 46 heures par semaine, contre 44 heures auparavant, pendant 16 semaines consécutives, et non plus 12 semaines consécutives. En cas de « circonstances exceptionnelles », cette durée peut même aller jusqu’à 60 heures, dans la limite de 12 heures par jour.

Le licenciement

La réforme précise et élargit les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent pratiquer le licenciement économique. Elles pourront donc recourir à de tels licenciements si des « mutations technologiques » le nécessitent, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, mais aussi en cas de « réorganisation nécessaire à la sauvegarde de l’entreprise ». Ce qui pourra s’appliquer à bien des cas. Le projet de loi définit désormais ce qu’est une difficulté économique, soit « une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires de plusieurs trimestres consécutifs, en comparaison à la même période de l’année précédente ; soit des pertes d’exploitation pendant plusieurs mois ; soit une importante dégradation de la trésorerie, ou tout élément de nature à justifier de ces difficultés ». Combien de trimestres consécutifs de baisse devront être enregistrés ? Ce sera aux syndicats de le définir, dans chaque branche. A défaut d’accord, le quota de quatre trimestres consécutifs s’appliquera. Autres grosses nouveautés : si la filiale française d’un groupe est en difficulté, il pourra licencier en France même si ses filiales à l’étranger sont florissantes. « De même, les gains et les pertes enregistrés par différentes activités d’une entreprise, sur différents secteurs d’activité au sein du territoire national, ne se compenseront plus », notent Les Echos.

L’astreinte

Vous êtes d’astreinte, autrement dit prêt à tout moment à partir travailler, mais votre entreprise n’a finalement pas fait appel à vos services pendant cette période ? Eh bien, désormais, ce temps sera considéré comme du repos. Autrement dit, il ne sera pas pris en compte dans le calcul de la durée maximale de travail.

Les cadres

Vous êtes au forfait jour ? Les 11 heures de repos consécutives, c’est fini. Le texte prévoit qu’elles puissent être fractionnées. Et si vous travaillez dans une entreprise de moins de 50 salariés et que votre employeur veut vous faire passer au forfait jour, soit aux 235 jours travaillés par an, c’est-à-dire 14 jours de plus que la conversion des 35 heures en jours de travail, il n’aura plus besoin de négocier avec les syndicats, mais seulement avec vous.

Le salaire

Vous vous souvenez des accords de maintien dans l’emploi ? Entrés en vigueur en 2013, ils permettent de diminuer le temps de travail – et le salaire — d’un salarié, ou encore d’augmenter son temps de travail sans accroître son salaire, ou encore de prévoir une nouvelle répartition de ses horaires de travail. Pour l’instant, seules les entreprises rencontrant des difficultés peuvent signer avec les syndicats de tels accords, qui sont limités dans le temps (cinq ans maximum). Mais demain, même une entreprise florissante pourra négocier ces accords avec les syndicats et il n’y aura pas de limite de temps. Elle pourra le faire si elle décroche un nouveau contrat nécessitant de faire travailler davantage ses salariés sans les augmenter en conséquence, ou encore si elle part à la conquête de nouveaux marchés et qu’elle espère ainsi, peut-être, créer des emplois un jour. Vous n’êtes pas d’accord ? Vous serez licenciés pour « cause réelle et sérieuse », et non pas dans le cadre d’un licenciement économique.

Les indemnités prud’homales

Vous avez été licencié injustement ? Peu importe votre histoire, votre âge ou la taille de l’entreprise dans laquelle vous travailliez, l’indemnité que vous pouvez espérer toucher est désormais plafonnée : c’est trois mois de salaire si vous avez moins de deux ans d’ancienneté, six mois entre deux et quatre ans, neuf mois entre cinq et neuf ans, 12 mois pour 10 à 19 ans. A partir de 20 ans d’ancienneté, l’indemnité s’élèvera à 15 mois de salaire. « Que vous ayez travaillé 20 ans ou 30 ans pour une entreprise, si votre contrat de travail est rompu, ce sera 15 mois de salaire d’indemnités. Et pas un de plus », se désole Eric Rocheblave, avocat spécialiste du droit du travail, interrogé par Le Parisien.

Les apprentis

Si « des raisons objectives le justifient », les apprentis de moins de 18 ans pourront désormais travailler jusqu’à 10 heures par jour, au lieu de huit, dans la limite de 40 heures par semaine, contre 35 heures avant. L’employeur n’aura plus besoin de demander l’autorisation de l’Inspection du travail et du médecin du travail, il n’aura qu’à les avertir.

Les accords avec les syndicats

Nous l’avons dit : la plupart des évolutions prévues par le projet de loi doivent passer par un accord d’entreprise. C’est-à-dire par une négociation avec les syndicats. Pour être valides, les accords devront être majoritaires, c’est-à-dire signés par des syndicats représentant au moins 50 % des salariés ayant voté aux élections professionnelles. Le quantum n’est pas atteint ? Un référendum peut alors être organisé auprès des salariés. Il suffira que plus de 50 % des bulletins soient positifs pour que l’accord soit validé.

Source 20 minutes

 

 

 

95 000 élèves de 15 ans sont trop faibles pour trouver leur place dans la société –

C’est une piqûre de rappel – la dernière enquête PISA, épinglant la France pour ses inégalités sociales et scolaires, remonte à 2012. Mais elle n’en est pas moins douloureuse : 95 000 de nos élèves n’ont pas, à 15 ans, un bagage minimum pour se repérer dans la société, souligne un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) divulgué mercredi 10 février même s’il exploite des données communiquées en décembre 2013.

Dans l’enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) que l’OCDE donne à lire tous les trois ans, ces adolescents se situent, à l’approche du terme de la scolarité obligatoire, sous le « niveau 2 » dans les trois domaines sur lesquels ils sont testés : sciences, mathématiques et compréhension de l’écrit. Un niveau considéré comme « le seuil de compétences requis pour pouvoir participer pleinement à la vie de nos sociétés modernes ». Pour ce qui est des seules mathématiques, leur nombre atteint en France 170 000.

D’un PISA à l’autre, l’heure n’est pas à l’embellie : la proportion d’élèves en difficulté s’est bel et bien envolée dans notre pays ces dix dernières années : + 6 points en mathématiques, + 4 points en compréhension de l’écrit. Elle stagne en revanche en sciences depuis peu (PISA 2006).

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Pacte de responsabilité: Manuel Valls menace de «conditionner» les aides aux entreprises

Le Premier ministre Manuel Valls a menacé lundi pour la première fois de «conditionner» les aides aux entreprises accordées dans le cadre du pacte de responsabilité, jugeant que les engagements du patronat en matière d’emploi n’étaient «pas satisfaisants».

Depuis le lancement en janvier 2014 du pacte, dispositif phare du quinquennat de François Hollande destiné à inciter les entreprises à investir et embaucher, le bilan en matière d’emploi n’est toujours pas chiffré.

Mais la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a relevé, à l’issue d’une réunion du comité de suivi avec les partenaires sociaux présidée par Manuel Valls, que seules 16 branches professionnelles sur les 50 plus importantes avaient à ce jour signé un accord dans le cadre de ce pacte.

«Nous avons souligné avec la ministre que ça n’était pas satisfaisant, que les engagements n’étaient pas respectés», a déclaré M. Valls.

«Nous avons toujours dit que nous respecterions l’engagement financier» de 41 milliards d’euros au total de baisse du coût du travail en France, a-t-il dit.

«Mais comme cela a déjà a été parfois proposé, les aides peuvent être conditionnées, elles peuvent être réorientées vers d’autres entreprises, c’est cela que nous allons étudier», a ajouté le Premier ministre.

«Il est inacceptable qu’après tant de temps, il n’y ait que 16 branches (…) qui ont signé des accords», a déclaré le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sur France 3. «La responsabilité de l’ensemble des partenaires, des organisations patronales et syndicales, qui dans quelques rares cas bloquent aussi ces négociations, c’est d’aller au bout de celles-ci», a-t-il insisté.

Lors de la réunion, la CFDT, signataire du pacte, a demandé que «la trajectoire pour 2017 soit revue pour toutes les branches qui ne seront pas engagées».

«Le pacte n’était pas un dû, c’est normal qu’il y ait un juste retour des choses», a souligné son leader, Laurent Berger, déplorant un certain «cynisme».

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« Pratiquement tous les produits chinois bon marché proviennent d’un camp de travail »

Hartmut Idzko, journaliste et correspondant pour l’Asie de la première chaîne allemande publique ARD pendant de nombreuses années, nous parle de son film, du travail forcé en Chine érigé en système et du poids des camps de travail dans l’économie du pays.

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Quand Lubomira Rochet, la CDO de l’Oréal, détaille son plan d’action

Après 90 jours d’écoute et 10 de réflexion, la CDO fraichement nommée est passée à l’action. « Dans le digital, il y avait plutôt trop de projets que pas assez. Mon sujet, c’est de faire converger les initiatives et les ressources vers un plus petit nombre d’actions à effet immédiat, pour faire comprendre que le digital peut changer les choses » explique-t-elle. Trois sujets prioritaires ont donc été définis : l’accélération du e-commerce, la personnalisation de la relation avec le consommateur et la réinvention des modèles marketing autour du concept de « love brand ».

Dans un second temps, elle a déployé des programme de formation et d’e-learning, mais aussi d’immersion. Certains cadres sont invités à passer quelque jours dans des start-up ou des groupes « digital natives », « pour qu’ils touchent de près cette réalité. On assiste alors à de vraies épiphanies. » Le Top 250 du groupe, dans les fonctions commerciales et marketing, sans oublier les RH a reçu une formation spécifique, « car les RH sont les premiers partenaires de la transformation digitale. » Et pour accélérer l’innovation, des « hackathons » internes, multi-disciplinaire sont mis en place, « pour faire en deux jours ce qu’on fait d’habitude plutôt en deux mois. »

« J’ai une part de voix au Comex. Cela me donne une vision transverse du business, mais aussi la capacité de faire des deals avec les autres membres. Nous voulons travailler par l’exemple. » Ses exemples, ce sont sa « diagonale » : Canada, Turquie, Indonésie, « où les gens sont hyper motivés ». Quant aux autres pays, « ce n’est pas qu’ils ne sont pas convaincus de l’intérêt du digital, mais leur business fonctionne très bien comme ça. Comme l’Oréal a une culture très compétitive, quand on fait la preuve que quelque chose fonctionne, on génère l’envie et ça se répand comme une trainée de poudre. »

12 pays (sur 65) font figure de pilotes : la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Indonésie, le Nigéria, la Pologne, le Canada et Dubai.

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Jean-Luc Bérard, DRH de Safran : « L’un des grands enjeux pour nous en 2016 est d’assurer les cadences de production »

Confronté à des cadences de production historiques, Safran recrute plus de 5 000 personnes en 2016 dans le monde. Rencontre avec le directeur général des ressources humaines du motoriste Jean-Luc Bérard.

L’un des grands enjeux de Safran en 2016 est d’assurer les cadences de production historiques que connaissent nos programmes de moteurs civils CFM56 et LEAP. Nous ne sommes qu’au début de la phase de transition entre ces deux réacteurs, mais nos objectifs de production sont déjà importants avec un peu plus de 1 700 unités cette année, dont plus de 140 moteurs LEAP.
À partir de 2020, ce rythme de production dépassera le seuil des 2 000 exemplaires annuels. C’est un vrai challenge pour les ressources humaines.
Compte tenu de ces objectifs, cette année, près de 1 000 ouvriers et techniciens et environ 900 ingénieurs et cadres devraient nous rejoindre en France.

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Ubérisation de l’économie : d’après le sondage OpinionWay mené pour Capgemini Consulting, les Français sont prêts à partager leurs données personnelles pour obtenir des services de meilleure qualité

Un Français sur cinq (20%) a déjà utilisé un service issu de la nouvelle économie collaborative, lié par exemple au transport de personnes (taxi, co-voiturage) ou à l’hébergement. Ajoutons également que 15% des personnes interrogées comptent faire appel à l’un de ces services prochainement. Sans surprise, la génération des 18/24 ans se trouve la plus impliquée dans ce phénomène d’adoption de masse, qu’il s’agisse d’offrir ou bien de consommer ces nouveaux services : 21% d’entre eux ont déjà proposé du covoiturage ou offert leur appartement à une location ponctuelle, et 43% de cette tranche d’âge les utilisent déjà ou comptent les utiliser prochainement.

Le premier facteur qui explique cette courbe d’adoption globalement ascendante, c’est la confiance désormais accordée par 70% des Français aux services d’e-commerce et aux vendeurs tiers référencés sur ces sites qu’ils côtoient et utilisent depuis maintenant une bonne dizaine d’années.

Ensuite, ce sont le prix (en pole position avec 65% des suffrages) et la qualité des services proposés (citée par 44% des Français) qui font pencher la balance en leur faveur.

L’on constate par ailleurs que le recours à des services « ubérisés » s’explique aussi par la dégradation de l’offre des entreprises traditionnelles, dont 24% des 18-24 ans se disent mécontents.

D’ailleurs, une personne sur cinq ( 20%) estime que ces nouveaux services, innovants, pratiques et le plus souvent gratuits, menacent l’existence même de leurs concurrents traditionnels, qui semblent, par contraste en perte de vitesse…

Mais le constat va encore plus loin. Au-dela de l’usage personnel qu’ils peuvent faire de ces outils, les Français sont désormais enclins, pour plus de la moitié d’entre eux (55%), à partager leurs données personnelles si, à la clé, ils sont certains de bénéficier d’un service plus intéressant en termes de tarif (74%), de qualité (64%) et de personnalisation (59%).

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Twitter, LinkedIn, Uber : la fin de l’argent trop facile

Les Bourses mondiales sont-elles en train de nous rejouer le scénario de 2008, ou celui des années 2000 et de l’éclatement de la bulle Internet ? C’est l’impression diffuse qui se dégage en ce début d’année, historiquement désastreux pour les valeurs technologiques. Et ce ne sont pas l’effondrement boursier de Twitter ou la descente aux enfers de Yahoo! qui vont rassurer les investisseurs. Tout d’un coup, comme un seul homme, ils ont décidé de ne plus croire en l’avenir.

Tout avait pourtant bien commencé quand Google, fort de ses résultats mirobolants, accédait, le 2 février, au titre de société la plus chère du monde, détrônant, momentanément, l’invincible Apple. Mais, derrière ce paravent clinquant de la victoire du numérique sur la vieille économie, la réalité est moins rose. En quelques semaines, Amazon, Netflix et beaucoup d’autres ont perdu plus de 30 % de leur valeur en Bourse, la palme revenant au célèbre et très rentable réseau social professionnel LinkedIn, dont le titre, en une seule séance, le 5 février, a dévissé de 44 %. Soit 11 milliards de dollars (9,7 milliards d’euros) partis en fumée pour des prévisions de croissance un peu plus faibles que prévu !

Lire Editorial du « Monde »

L’Inspection du travail sommée de se moderniser

Cent vingt-quatre ans après sa création, l’institution ne pouvait plus continuer à s’appuyer sur « une organisation et un fonctionnement figés », avec un « champ d’intervention très large » d’inspecteurs généralistes et une « organisation uniforme » sur le territoire, par section, tant elle s’avère inadaptée au monde du travail actuel. Au contraire, la « complexification du droit du travail » et celle des contrôles (amiante, substances cancérigènes, etc.), la diversification des formes d’emploi et l’internationalisation de l’économie (salariés détachés…) « impliquent la constitution d’équipes spécialisées » et un fonctionnement « en réseau », avance la Cour, pointant en appui qu’hormis l’Espagne, tous nos voisins ont adopté cette approche.

C’est le sens de la réforme mise en oeuvre début 2015, qui a remplacé les 790 sections en place, de 3 à 4 personnes au fonctionnement très autonome (voire « solitaire »), par quelque 250 unités de contrôle plus spécialisées, de 8 à 12 membres et animées par un responsable en lien avec les directions territoriales du Travail. Une approche qui vise à casser les baronnies en place pour instaurer une structure de travail plus collective et un meilleur pilotage national des priorités de contrôle. Elle est saluée par la Cour, qui soutient la réforme du gouvernement en approuvant ses grandes lignes directrices. C’est une petite revanche pour le ministère du Travail qui, en 2014, avait dû passer en force, par décret, face à l’opposition de sa majorité parlementaire, hostile à cette réorganisation. Reste, insiste la Cour, que le mouvement doit être « mené à son terme » en « faisant des unités de contrôle un cadre effectif de programmation des contrôles, de suivi de l’activité et d’évaluation ».

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Vélo : l’indemnité kilométrique fixée à 25 centimes par kilomètre

Le montant de l’indemnité kilométrique vélo pour les salariés qui pédalent entre leur domicile et leur lieu de travail est fixée à 25 centimes d’euro par kilomètre.

Une indemnité cumulable ? Cette indemnité est l’une des importantes mesures de la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal. Cette indemnité qui sera versée par les employeurs privés pourra être cumulée avec la prise en charge des abonnements de transport collectif à condition que ce ne soit pas pour effectuer la même partie du trajet, précise le décret publié au journal officiel.

40 euros par mois si vous habitez à 4 kilomètres de votre travail. Prenons un exemple très concret : vous habitez à 4 kilomètres de votre lieu de travail. Tous les matins et tous les soirs, vous choisissez de vous y rendre à vélo. Vous serez donc remboursé à hauteur de 2 euros par jour (8 km x 0,25 = 2) et 10 euros par semaine. Sur un mois classique qui compte quatre semaines, vous percevrez donc 40 euros d’indemnité kilométrique.

Des élus défenseurs du vélo avaient exprimé fin janvier leur préoccupation devant le retard pris dans l’adoption de ce décret d’application.

Source Europe1.fr

 

Entreprises sociales : comment grandir sans perdre son âme

 

Voilà un paradoxe qui devrait amener les dirigeants d’entreprises sociales à s’interroger : selon un sondage publié la semaine dernière (1), un étudiant sur deux aimerait travailler dans ce secteur, mais plus de la moitié (52 %) ne voit que « vaguement » ce dont il s’agit.

Les explications de cette méconnaissance sont multiples, mais deux raisons dominent. D’abord le concept des entreprises sociales reste difficile à appréhender : il s’agit de structures qui adoptent un projet économique viable, dans l’objectif d’apporter une réponse à un problème social non résolu : réinsertion de personnes éloignées de l’emploi, accès aux soins ou logement…

L’autre explication tient à la faible notoriété de ces entreprises. Au niveau mondial, elles ont leur figure tutélaire, capable de déplacer des foules : Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006, fondateur de la Grameen Bank et promoteur du microcrédit.

Le difficile « changement d’échelle »

Mais en France, quelle part de la population connaît le Groupe SOS et VitamineT, qui comptent tous deux plusieurs milliers de salariés ? Ethiquable, la coopérative du commerce équitable, dont les produits sont distribués en grande surface, est peut-être mieux connue, mais la marge de progression reste importante.

« Les entreprises sociales ont des difficultés à changer d’échelle, reconnaît Kévin André, professeur à l’Essec. Il y a des freins culturels car, en France, les grandes structures sont moins bien acceptées que les petites. Pourtant, compte tenu de l’ampleur des besoins sociaux, des réponses urgentes et à grande échelle sont nécessaires. Ces entreprises doivent donc grandir, pour maximiser leur impact et rendre service à davantage de personnes. »

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digiSchool lève 14 millions d’euros et attire la famille Mulliez à son capital

digiSchool vient de lever 14 millions d’euros auprès de Creadev, la société d’investissement de la famille Mulliez (à la tête d’Auchan notamment), et de SEPFI, la holding d’investissement de la famille La Villeguerin, et de la BPI. A l’issue de cette opération, Isabelle Weill, ex-associée cofondatrice de CCM Benchmark, et Clément Cezard, directeur développement de Netflix pour l’Europe, rejoingnent l’advisory board de la start-up. En 2013, l’entreprise avait bouclé un tour de table de 3 millions d’euros.

La société, qui édite 13 sites Internet thématiques et une dizaine d’applications mobiles, revendique 300 000 contenus éducatifs et une audience de 8,1 millions de visites en janvier 2016. Mais pour aller plus loin, la start-up crée aussi des salons, comme les «24 heures de l’orientation». Six ont eu lieu en 2015. L’objectif est d’atteindre la centaine d’événements organisés dès 2017.

Interview de Anthony Kuntz et Thierry Debarnot, les cofondateurs de digiSchool

Pour notre santé, travaillons mieux, travaillons debout !

La pratique qui consiste à alterner entre le travail assis et debout est de plus en plus à la mode. Importée de Scandinavie, elle ne vise pas qu’à améliorer la productivité mais pourrait répondre aux problèmes causés par la sédentarité en matière de santé publique.

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Concours, classement, « grandes écoles » : les ingrédients de la faillite française

« Supprimer les concours ? Ce serait absurde ! » C’est ce qu’a déclaré Bernard Ramanantsoa, ex-directeur général de HEC, dans un supplément du « Monde » sur les Grandes écoles paru le 28 janvier. François Garçon, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, n’est pas de cet avis.

La compétition n’a aucun sens dans l’enseignement supérieur

Chargé de conférences à l’X pendant vingt ans dans le département Humanités Sciences Sociales, j’ai souvenance d’une circulaire dans les années 1990 nous demandant, à mes collègues et à moi-même, de mettre un point aux étudiants venus à chacun de nos cours. Le semestre s’étendant sur 13 semaines, l’étudiant qui rendait une copie blanche ou l’équivalent, pouvait négliger voire saboter son examen terminal avec la garantie d’un 13 sur 20. Sans commentaires.

La compétition frontale, un jour donné et à une heure précise, a son sens dans le cyclisme ou l’athlétisme. Elle n’en a aucun dans l’enseignement supérieur. Elle réintroduit un enjeu scolaire qui n’a pas sa place. Les études supérieures doivent être dures, sélectives au long d’un apprentissage programmé aujourd’hui sur cinq années, ouvertes sur un grand nombre de facultés et, pour ceux qui en sentent la motivation, se poursuit sur une thèse qui devrait toujours être financée.

Concours, classes préparatoires, grandes écoles, classement de sortie sont des scories d’un ordre ancien, périmé, nocif. La France est entre les mains de cette engeance arrogante. Tous et toutes sont sortis de cette colonne de distillation où la bande tournante combine CPGE, concours, classement de sortie, « grandes écoles ». De l’Élysée à Areva, on voit le résultat. Et si on essayait autre chose ? Qu’a-t-on vraiment à perdre

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François Taddéi : « Avec le numérique, les élèves deviennent co-auteurs des solutions de demain »

François Taddéi, biologiste et directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI)

L’outil numérique renforce donc l’autonomie des élèves ? 

C’est une évidence : le numérique leur permet de ne plus être dépendants du professeur comme source de savoir ou du livre comme source de connaissances.

Cela ne signifie pas que le professeur et le livre n’ont plus de rôle, mais cela leur permet de diversifier les manières dont ils peuvent aborder un problème, de s’autonomiser dans l’apprentissage.

S’autonomiser dans l’apprentissage nécessite donc de nouvelles méthodes plus adaptées à la société numérique…

En lieu et place de méthodes qui sont très top-down, descendantes et centralisées où l’élève note tout ce que le professeur dit et réécrit le cours, il faut instituer des méthodes plus horizontales.

L’imprimerie avait déjà rendu cela un peu obsolète et c’est encore plus vrai aujourd’hui avec le numérique. Le professeur peut catalyser le collectif d’enfants qui explore un sujet. Et cela leur permet de passer de consommateurs passifs de connaissances produites avant à co-auteurs des solutions de demain.

Les enfants qui font des choses originales, qui racontent ce qu’ils font, donnent envie à d’autres enfants de faire eux-mêmes des choses originales et d’aller encore plus loin.

Avez-vous déjà participé au développement de programmes accordant une large place au numérique ?

Avec le CRI, nous avons développé un programme, les « Savanturiers« , dans lequel nous avons des enfants-chercheurs qui peuvent développer leurs propres projets et questionnements en collaboration avec de jeunes chercheurs.

Le numérique n’est pas une obligation au sein de ce programme mais nous encourageons ses usages. Par exemple, quelques classes sont présentes sur Twitter, ce qui permet aux enfants de progresser plus rapidement en lecture, en écriture et dans la capacité à être concis dans leurs idées.

Nous sommes également en train de former des professeurs à utiliser ce type de méthodes dans leurs classes. Enfin, nous formons des étudiants de niveau Licence, Master et doctorat à contribuer à réinventer le système éducatif. Le Master EDTECH proposé par le CRI, va dans cette direction

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El Khomri n’exclut pas la possibilité d’une dégressivité des allocations chômage

1992-2001 : un précédent pour la dégressivité

Elle a par ailleurs précisé que le gouvernement « prendrait ses responsabilités » en l’absence d’accord entre partenaires sociaux. « Si les partenaires sociaux n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la nouvelle convention de l’assurance chômage , le gouvernement prendra ses responsabilités et évoquera toutes les pistes, nous prendrons un décret », a déclaré la ministre, interrogée sur la possibilité de réintroduire la dégressivité des allocations chômage.

« La dégressivité avait été mise en oeuvre de 1992 à 2001, elle n’a pas montré, d’après les études, que ça avait joué un rôle sur les personnes les plus en difficulté. Il faut regarder les choses de façon non passionnée et mettre en oeuvre cette nouvelle convention pour favoriser le retour à l’emploi », a-t-elle poursuivi.

La dette de l’assurance chômage explose

L’actuelle convention court jusqu’au 1er juillet et les partenaires sociaux doivent entamer leurs tractations à la mi-février. Avec l’explosion du chômage, la dette de l’assurance chômage devrait atteindre 29,4 milliards d’euros fin 2016.

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Les start-up américaines utilisent le big data pour booster les carrières

Par Nathalie Doré, CEO de L’Atelier BNP Paribas à San Francisco.
A l’heure où le chômage repart à la hausse en France, les start-up américaines tentent de tirer le maximum de valeur des données pour faciliter la recherche d’emplois

Dernière en date: 500 miles . Cette start-up revendique une plateforme de recrutement utilisant le big data pour faire les meilleures recommandations d’entreprise aux jeunes demandeurs d’emploi. En plus de faire correspondre des compétences, l’algorythme qui se cache derrière l’application mobile analyse le type d’école fréquentée et la présence d’alumni dans les entreprises proposées.

Ceci dans l’optique d’éviter au maximum la déception qui peut arriver parfois lors du premier emploi : même si le candidat connaît la description du poste et le salaire, il se rend compte qu’il n’adhère pas à l’entreprise, et ce pour de nombreuses raisons : cadre de travail peu stimulant, organisation compliquée, lenteur, mauvaise qualité du management…

(…)

Une autre start-up est intéressante à suivre : il s’agit de CompGenome . Cette dernière propose aux salariés d’évaluer le salaire qu’ils valent sur le marché. L’accroche du site est d’ailleurs explicite « soyez payé votre vrai valeur! ».

Le salarié saisit des informations le concernant, puis découvre (l’outil mérite encore d’être stabilisé) sa valeur calculée par CompGenome. La start-up utilise le « machine learning » et des analyses prédictives pour faire ce calcul.

Etant donné le marché du travail aux USA, la cible du site concerne surtout les ingénieurs informaticiens qui sont très demandées et donnent lieu à une « guerre des talents ». Ces derniers savent qu’ils peuvent se valoriser facilement et avoir un outil pour les y aider fait sens.

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