« Nous manquons de jeunes diplômés »

Entretien avec François Abrial, directeur des ressources humaines groupe et membre du comité exécutif chez Air Liquide.

Comment aujourd’hui attirez-vous les jeunes diplômés ?

Nous essayons de promouvoir les carrières scientifiques en amont, dès les lycées et les classes préparatoires. Nous renforçons également nos liens avec les grandes

François Abrial, directeur des ressources humaines groupe et membre du comité exécutif chez Air Liquide.

écoles en demandant à nos collaborateurs anciens diplômés de devenir nos ambassadeurs auprès de leur ancien établissement.

Les nouvelles générations ont un usage tout à fait différent des nouvelles technologies. Comment prenez-vous en compte leur approche dans vos outils de travail ?

Nous avons fait évoluer nos outils et créé un réseau social interne, qui permet notamment de mieux répondre à leurs attentes et à leur façon d’échanger et de collaborer. Mis en place il y a environ trois ans, ce réseau social correspondait à une forte attente des jeunes générations. Nous sommes également présents sur les réseaux sociaux publics comme Twitter, Youtube, LinkedIn …. Aujourd’hui, 2 000 personnes travaillent en réseau au niveau mondial, pour toutes nos activités, grâce à cet outil interne. Nous avons gagné en agilité car les questions sont traitées plus rapidement, parfois même instantanément.

Travailler en mode réseau permet également d’attirer sur certains projets des profils auxquels on n’aurait pas forcément pensé. Ils détiennent des compétences ou un intérêt pour les sujets traités que nous ne soupçonnions pas.

Comment gérez-vous l’intergénérationnel dans l’entreprise pour intégrer humainement et efficacement les jeunes générations ?

Nous avons développé le « mentorat renversé » ou « reverse mentoring ». Je me suis inspiré de pratiques qui avaient fait leurs preuves dans d’autres entreprises. La transmission des savoirs est assurée et les nouvelles jeunes recrues sont investies d’une mission d’initier les seniors aux nouvelles technologies et aux modes de travail collaboratif. À l’heure actuelle, nous possédons des outils informatiques qui permettent de développer l’agilité de nos organisations, notamment par une transmission rapide des informations et des données. Nous devons développer la créativité collective et favoriser l’innovation au travers d’expériences diverses.

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Propos recueillis par Christel Lambolez

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