Les métiers en 2020
Progression et féminisation des emplois les plus qualifiés. Dynamisme des métiers d’aide et de soins aux personnes.
Les exercices de prospective des métiers et des qualifications, menés conjointement par le Centre d’analyse stratégique (CAS) et la Dares depuis la fin des années 90, permettent d’examiner les perspectives d’évolution à moyen terme de l’emploi par métiers.
Ce quatrième exercice présente des projections de postes à pourvoir par métiers à l’horizon 2020, en fonction des départs en fin de carrière attendus dans les dix ans mais aussi du nombre possible de créations d’emploi à cet horizon. Fondées sur un jeu d’hypothèses macroéconomiques relativement prudentes, ces projections laissent entrevoir les tendances suivantes.
Les cabinets de recrutement engagent des démarches qualité
Décriées par les médias et les candidats, les méthodes des cabinets de recrutement doivent évoluer. Une remise en question engagée.
Les méthodes de recrutement des cabinets n’ont pas toujours bonne presse. Le marché de l’emploi étant difficile, il n’est pas surprenant que les candidats se fassent malmener lors des entretiens d’embauche. La profession doit s’améliorer et le sait. Tandis que certains cabinets optent pour une certification, notamment l’Iso 9001, d’autres se sont engagés dans un système de notation, suivi par le groupe indépendant Vigeo, qui devrait bientôt voir le jour. La marche vers un processus plus qualitatif et sécurisé est annoncée et les cabinets qui, faute de moyens ou de volonté, ne franchiront pas le pas, auront du mal à justifier leur valeur ajoutée auprès des entreprises.
Comment les entreprises doivent-elles parler aux jeunes ?
Le jeudi 5 avril de 14h15 à 20h, trois tables rondes seront organisées pour comprendre ce qui se passe dans la tête de la génération Y. À cette occasion, seront dévoilés les résultats de l’étude d’ACG (Alternative Consulting Group) auprès de 10 000 jeunes âgés de 18 à 25 ans. Voici quelques chiffres en avant-première.
37% de cette classe d’âge (18-25 ans), souhaitent aller vers des entreprises qualifiées “association des brillants concepteurs”. Ce sont des entreprises dominées par les concepteurs. Ils ont souvent des têtes bien faites et créatives mais il manque souvent de réalisme opérationnel et économique. Ainsi, pour quelques réussites durables, on trouve, dans ce type d’entreprises, soit des échecs de mise en oeuvre, soit de bonnes idées mais qui échappent à leurs concepteurs et sont mises en oeuvre ailleurs.
La cooptation sur les réseaux sociaux s’organise
Lancé fin 2011, le site MyJobCompany rémunère les internautes qui promeuvent des offres d’emploi sur leurs propres réseaux sociaux, Viadeo, LinkedIn, Facebook et Twitter.
Jusqu’à 2 500 euros, somme que peut gagner un internaute malin qui aura su mettre la bonne personne en relation avec la bonne entreprise. De quoi en faire rêver plus d’un !
Alors que depuis quelques années les cabinets de recrutement se creusent la tête pour chasser « déontologiquement » sur les réseaux sociaux sans s’immiscer dans la vie privée des internautes, MyJobCompany contourne les problèmes d’éthique en se servant carrément des membres inscrits sur les réseaux pour valoriser les offres d’emploi sur leurs espaces privés. Un coup de maître. Grégory Herbé, co-fondateur de MyJobCompany, s’exprime : « Trois piliers sont constitutifs de notre démarche : la forme de l’information, le contenu et le gain perçu par la diffusion. Les annonces sont donc d’aspect sympathique et orientées vers la communauté concernée. Nous créons des codes visuels à l’image des métiers concernés. Le contenu s’adapte également à la cible. Pour les internautes, le gain est bien entendu financier mais également intellectuel, culturel ou encore émotif. »
L’alternance, un rempart contre la crise ?
Si le gouvernement entend miser sur le dispositif pour endiguer le chômage des jeunes, de nombreuses entreprises l’utilisent comme un véritable outil de pré-recrutement.
Difficile d’y échapper aujourd’hui, l’alternance est dans toutes les bouches. Pour cause, le gouvernement incite les entreprises à utiliser la formule pour faire diminuer le taux de chômage des jeunes davantage secoués par la crise (plus de 23 % en 2010).





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