Entreprise services compris
Un phalanstère moderne.
Certaines grandes entreprises cherchent à améliorer leur attractivité en concevant des immeubles tertiaires qui proposent, outre des espaces de travail de qualité, de nombreux services annexes. Les collaborateurs n’ont plus besoin de mettre le nez dehors pour aller chercher la baguette pour le dîner, renouveler leur carte d’identité, ou faire réparer leur voiture. Réflexions sur cette évolution.
À gauche une banque, plus loin dans le couloir un service de maintenance de voitures, un guichet dédié à l’accompagnement des démarches administratives de toutes sortes. À droite un coiffeur, pour messieurs et dames, ou encore un espace beauté. À d’autres étages de l’immeuble, une boulangerie, des cafeterias, un service de restauration rapide, une salle de sport. Les couloirs, spacieux, facilitent la circulation. Le visiteur peut être surpris. Serait-ce un immeuble du Corbusier ? Mais où dorment les gens ? En fait, ils n’y dorment pas, ils y travaillent. Il s’agit du nouvel immeuble de Bouygues Telecom, à Issy-les-Moulineaux. Ces services sont proposés aux salariés pendant les heures de pause, entre midi et deux heures et en fin d’après-midi, parfois tôt le matin. Avec 5 500 collaborateurs répartis sur une dizaine de sites, le groupe souhaitait les rassembler. Deux immeubles, ont été donc conçus (entre autres) pour les séduire et les satisfaire. Qui aurait cru que l’on puisse un jour acheter dans son entreprise des bonbons, des bijoux, des parfums, des fleurs, des habits…? On peut même consulter la liste des biens et services proposés sur l’Intranet maison.
Baromètre VPHR : la perception de la reconnaissance au travail en France et outre-Atlantique
Lors du Congrès RH, qui s’est déroulé au mois de septembre à Montréal, le cabinet VPHR a présenté une étude sur les perceptions générales et les obstacles en matière de reconnaissance au travail. Les Français se sentent moins bien reconnus que leurs homologues d’Amérique du Nord et du Québec.
Pour Christophe Laval, président du cabinet VPRH, la reconnaissance au travail constitue « un enjeu majeur du mieux-être des employés et de la performance durable de l’entreprise ». Il a donc essayé d’analyser les différentes attentes et comportements à travers différents pays. 700 personnes ont participé aux enquêtes, menées en ligne en Amérique du Nord et en France, d’avril à juin 2010, et 445 réponses étaient exploitables. Les répondants sont essentiellement des professionnels RH (78%) et des directeurs généraux (8%).
Les réponses aux 36 questions posées montrent que le manque de reconnaissance au travail est le premier facteur identifié par les Français entre 2005 et 2010. Au Québec, 63% des répondants possèdent des stratégies de reconnaissance au travail mais la moitié ne se sent pas reconnue. Aux États-Unis, 90% des répondants ont des politiques de reconnaissance mais 60% ne voient pas leur mise en œuvre.








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